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Premier anniversaire pour derrière le soleil

12 mois pour derrierelesoleil.com

L’air de rien cette dernière année a été plus que productive. J’en parlais ce week-end avec un ami qui m’a beaucoup aidé dans le projet et que je vous présenterai bientôt car il va sortir un CD super chouette dans quelques temps. Mais travailler pendant des semaines sur quelque chose peut être extrêmement frustrant… Il est difficile d’en voir le bout et tant que ce n’est pas fini, nous avons l’impression que nous n’avançons pas. Alors que si je regarde en arrière, Derrière le soleil c’est des milliers de mots, plusieurs jours (genre presque semaines) de compositions musicales, de studio et arrangements, pas loin de quinze idées de vidéos, des dizaines de mails en plusieurs langues pour préparer l’acte deux… sans parler du temps passé en voiture, train et bientôt avion pour tourner diverses images.

Retour sur l’acte I

L’acte I a majoritairement été textuel, car c’est aussi le médium le plus facile pour lancer une histoire, celui qui ne demande pas de logistique ou de matériel coûteux. Juste un homme face à sa machine, assis dans un troquet pour la plupart du temps, là où les gens vivent, où l’on peut les observer, chercher à comprendre, boire une ou plusieurs bières, des cafés, des Perrier-tranche ou au sirop d’orgeat… J’ai aussi « l’avantage » de ne pas avoir internet chez moi depuis plusieurs mois et de n’avoir un réseau que limité, du coup j’ai plus de temps à consacrer à Derrière le soleil.

Il faut un début à tout

Tout a commencé il y a un an, presque jour pour jour, quand mon monde a explosé au pars du Thabor de Rennes. Ce jour-là, j’ai mis en route le projet. Au début je ne savais pas quoi faire : un bouquin ? De la musique ? Un court métrage ?
Alors j’ai commencé à travailler sur tout ça en même temps. J’ai fait des tests, écrit plein d’histoires – ou du moins des débuts – plusieurs chansons à la guitare, passé des heures à faire des recherches de vidéos, à apprendre à me servir d’outils numériques que je ne connaissais pas, etc …

Alors au final pourquoi ne pas tout faire au sein d’un même projet ? C’est ce qui a donné DLS.

Conclusion

Bref, un an après, un site est là, plusieurs chapitres et beaucoup de choses à venir qui sont déjà en route ! Ce qui est disponible pour l’instant n’est que le haut de l’iceberg. C’est pour ça, quand certains m’ont dit qu’il y avait parfois trop de temps entre chaque chapitre, c’est que j’essaye d’avoir toujours des coups d’avance. De plus, si je veux être sincère et honnête avec ce que je produis il ne faut pas forcer la chose, les chapitres sont prêts quand je pense qu’ils le sont. Si je devais m’obliger à sortir un chapitre toutes les une ou deux semaines….
Quoiqu’il en soit, la semaine prochaine je partagerai un article avec une petite (grosse mais je dis petite car je ne suis rien, perdu parmi ceux qui sont suivis par des milliers de gens) nouvelle qui vous proposera un final au dernier chapitre de l’ACTE I.
J’ai aussi tardé à le finir parce que je ne savais pas comment terminer cet acte. Pour chaque chapitre posté, dites-vous qu’il y en a eu au moins 3 ou 4 versions !! D’ailleurs vous trouverez un peu plus bas un extrait d’une des versions alternatives du chapitre X. Il s’agit du premier rush et vous pourrez voir qu’il est extrêmement différent de celui que je vous ai proposé. J’y parle un peu de politique, ce qui a été enlevé car je préfère réserver ça pour l’acte II, mais il y avait aussi beaucoup beaucoup (trop ?) de paragraphes sur ROSE (je ne vous ai laissé que les premiers paragraphes dans l’extrait) ce qui a été l’élément moteur de cette acte, mais je reviendrai sur ça la semaine pro…

Merci à tous

Tout ça pour vous dire merci. Merci à ceux qui m’ont soutenu et continuent à le faire. Merci à toi que je ne connais pas, qui suite au dernier chapitre, m’a écrit un mail qui me rebooster alors que j’étais à deux doigts de laisser tomber et merci à vous qui lisez l’aventure. Nous ne sommes pas nombreux, mais le nombre n’a jamais été le but. Ce qui compte c’était ROSE, bientôt la vengeance face au monstre et nous terminerons avec un final digne de tout le travail fourni. Ce projet est lourd à porter, et parfois entraine beaucoup de déceptions et même si rare sont les personnes qui ont tenté de me décourager, je me bats contre mes doutes tous les jours et c’est une belle expérience quelque part.
Et pour ses 1 an, en guise de cadeau d’anniversaire c’est en bourlinguant à droite à gauche que Derrière le soleil continue sa vie.

Première version du chapitre X – ROSE. De derrière le soleil.

1h, c’est le temps que j’ai pour d’écrire – grosso modo. C’est court pour raconter 18 années de ma vie, mais nous irons à l’essentiel et même si ça peut paraître mégalo de ne jacter que de soi, je l’assume comme je l’ai toujours fait. Je dis une heure car c’est le temps que va mettre cet hélicoptère pour atteindre Cherbourg, la ville où j’ai grandi et où mon premier moi est mort. Bien-sûr c’est une image un peu pompeuse mais d’une certaine manière, rien n’est plus vrai. Finalement les mots c’est tout ce qui me reste pour le moment, donc je vais te les balancer sur un bout de papier à toi à qui je n’ai jamais parlé depuis que tu es partie. Cherbourg donc, là où tout a commencé et où tout finira, un truc comme ça. Tu n’as jamais eu le temps de venir me rendre visite là-bas, il y avait pourtant tellement de belles choses à voir ; je suis sûr que que ça aurait pu te plaire, toi qui de ton coeur de parisienne, rêvait de voir la mer. Je ne me suis jamais lassé de scruter cet horizon et c’est ce qui me manquera le plus quand cette terre va crever. Je vais lui survivre, comme je vais survivre à tant et tant d’autres, mais elle… putain ce qu’elle va me manquer. C’est la seule chose de ma vie d’avant que j’aimerais conserver. Je ne t’ai jamais re-causé, ou alors au début par colère et peut-être que le vin a parlé pour moi en quelques rares occasions dans le vie d’une nuit quelconque – au fond du trou, tu sais. Mais c’était assez facile de te détester les dix premiers printemps qui ont suivi ta disparition. Je me souviens encore de toute cette rage que j’avais contre toi. Je me rappelle encore de ton regard quand tu m’as dit « à la prochaine » en me tenant la main, j’y ai cru. Tu m’as juste abandonné, comme les autres. Mais maintenant je ne t’en veux pas, après tout, ce n’est que de bonne guerre – un jour tu es l’agneau, l’autre le loup ; brisé ou être brisé.
Je sais pas si tu as vu, mais le monde est quand même bien parti en couilles ces dernières années, le peu qu’il y avait d’espoir à foutu le camp ! Et non, il ne s’agit pas de l’une de mes tirades nihilistico-romantique-prépubert mais si tu as observé un peu le monde, tu comprends, j’imagine. Quand ils ont officialisé la mort programmée de la terre, tout le monde a été surpris… Mais tu sais quoi, c’est impossible qu’ils ne l’aient pas vu venir plus tôt, ou faut vraiment être con. Les types vont pas me faire crois que personne n’avait vu la tournure que prenaient les choses ! J’ai qu’une heure, je vais pas te détailler tout ça ici, surtout que si ça s’trouve tu l’sais déjà. Et perso, sur la fin je me suis détaché de tout ça. J’ai levé le poing pendant des années, j’avais la rage de me battre, et petit à petit, j’en ai perdu l’envie. Le pire, c’est que ce sont les camarades qui m’ont fait perdre la foi. C’est ça gros, parle moi de mobilisation avec un sac de marque et plus de 1000 balles en bijoux et sapes sur toi, toi le politicard qui parle de faire des efforts avec 4 fois le salaire de ce que tu représentes – au bas mots. Et encore qu’eux ce ne sont que les pantins du jeu. Bref, j’avais 16 années que j’avais déjà cette vision que tu me connais. Non, au pire, c’est pas grave, c’est le jeu. Ce sont plutôt quand j’ai vu à quel point même NOUS, nous étions bien pourris que j’ai tout lâché. Quand j’ai vu des amis engagés défendre d’une manière dichotomique la liberté de la femme, tout en fermant les yeux sur les agresseurs sexuels de leur entourage, voir ceux qui défendaient la bonne bouffe locale face aux grandes franchises de consommation alors que ça se bouffait de la C dans le tarin le week-end, ceux qui pensaient que d’être engagée quatre mois tous les cinq ans leur donnait le droit de faire la morale aux autres, et putain j’en ai une chiée d’exemples. Bien-sûr, je suis pas sans défaut, heureusement, ça ferait de moi l’homme le plus chiant. Bref, j’ai laissé tombé et j’ai profité du système. Comme d’être dans cet hélico, je l’ai pas eu en étant droit des mes bottes comme aurait dit l’autre, non, non. Ça fait 6 mois que nous sommes enfermés dans ce complexe destiné à ceux qui ont été sélectionnés pour partir derrière le soleil et survivre au reste… En 6 mois j’ai eu le temps de pas mal réfléchir, et si les autres baveux d’artistes, richards, politicards et le tutti me font gerber, j’ai patienté car j’avais besoin de ça pour assouvir ma vengeance. Bref, j’ai sympathisé avec une de ces starlettes de la télé-réalité qui, je savais, avait passé son brevet de pilote dans une émission de télé-réalité à la con, afin qu’il puisse me conduire à Cherbourg au moment voulu. Nous avons attendu que les militaires commencent les évacuations des premières personnalités pour la station de décollage pour nous introduire sur l’un des héliports du complexe où un technicien nous a refilé les clefs d’un engin. Jusqu’au dernier moment j’ai eu peur que le gars nous fasse faux bond, mais non il l’était là. J’l’avais rencontré dès les premieres semaines dans l’un des bars de ma tour, un type sympa. J’avais réussi à faire rentrer sa copine dans les sélectionnés et du coup il m’en devait une. Une fois dans les airs j’ai retiré le casque et j’ai dit à la starlette que je voulais pas être emmerdé car j’avais besoin de me concentrer sur mon plan. On ne tue pas quelqu’un à la légère, même si le monde est devenu le pire des fars west. Je veux pas qu’il pense que c’est un crime gratuit, non non, j’veux qu’il comprenne bien ce pourquoi il vera sa fin de manière encore plus prématurée. Mais tout ça doit pas encore parfaitement te parler car il te manque certaines pièces du puzzle – t’inquiète, j’vais te les filer. Ça risque d’être parfois flou car j’ai peu de temps et tu connais ma proportion à toujours digresser, mais si moi j’en manque, toi tu as l’éternité pour comprendre ce que j’ai à dire.
Plantons le décors, au cas où tu ne le saches pas, dans quelques heures le monde va disparaître ! Et zblam, comme par magie. Une bonne RAZ ça ne peut pas faire de mal, un reboot. Nous avons abusé de la terre, encore et encore, et maintenant elle nous le fait payer, l’humanité passe à la caisse ! Tout fini par se payer un jour ou l’autre, quand ce sera mon tour, je ferai les comptes et ça sera pas glorieux non plus. En attendant j’ai à faire et je te cause. A l’heure où je n’ai définitivement plus rien et où je m’apprête à éteindre sauvagement la dernière part d’innocence qu’il y a en moi, je n’aurais que son prénom sur le bout de la langue : Rose. Mais au final, pour dire quoi ? Il me resterait quoi à lui dire hein ? D’aller au Diable probablement. A l’époque où nous nous fréquentions ma pumpkin, tu sais que c’est ce que je lui aurait balancé, avec beaucoup moins de classe évidemment ! Cette rage qui me consumait alors que mes pupilles n’avaient encore que seize printemps faisait de moi un con sans filtre. Que dire, que faire ? Tu mets ta vie entre parenthèses pendant une année et neuf mois pour lui offrir la plus grande des preuves d’amour que tu peux faire. T’y vas jusqu’à y sacrifier ta putain de vie, ton ego, ton frigo, ton compte bancaire, pourquoi ? Pour d’autant plus de rejets et de silence. Je n’ai pas été le meilleur et j’ai commis milles erreurs, clairement, mais je ne pensais pas être un monstre, moi. Mais je ne veux pas commencer par ça, Lou. Je te raconte déjà la fin de mon plus bel amour… et c’est tout ce qui s’est passé avant qui est important, et tout ce que je pensais que ça deviendrait qui était beau – notre vie d’adulte et de vieux… D’un côté je suis heureux que la terre explose, j’ai moins de regrets à me dire que je ne vais pas crever en ayant passé les 2/3 de ma vie avec cette belle que j’ai tant aimé, à nous entre-aider face aux difficultés de la vie, à la voir devenir celle qu’elle voulait devenir, traductrice, horlogère, ou qu’importe tant qu’elle rentrait le soir avec le sourire aux lèvres, c’était tout ce que je voulais. Sans le regret de n’avoir pu voyager avec elle dans le monde entier, avoir vu pleins de choses, discuté avec pleins de gens, fait l’amour dans milles endroits, goûté les saveurs *****, senti milles parfums capiteux, affronter des ciels tempétueux dans les bras l’un de l’autre. Sans le regret de n’avoir pu élever et éduquer du sang, attendu pendant 9 cycles lunaires… Bref, avant que de lui dire adieu par ton prisme ma Lou, il faut juste que tu comprennes tout ce qu’elle était pour moi ! Et si pour chaque personne son histoire d’amour est la plus importante, pour moi c’était juste LA seule chose qui m’a permis de ne pas me faire sauter la cafetière. Alors profitons de ce dernier moment ensemble pour que tu entendes mon ultime histoire et à la fin, je vous dirai, dans une dernière larme, adieu a toutes les deux.
Plantons le décors, au cas où tu ne le saches pas, dans quelques heures le monde va disparaître ! Et zblam, comme par magie. Une bonne RAZ ça ne peut pas faire de mal, un reboot. Nous avons abusé de la terre, encore et encore, et maintenant elle nous le fait payer, l’humanité passe à la caisse ! Tout fini par se payer un jour ou l’autre, quand ce sera mon tour, je ferai les comptes et ça sera pas glorieux non plus. En attendant j’ai à faire et je te cause. A l’heure où je n’ai définitivement plus rien et où je m’apprête à éteindre sauvagement la dernière part d’innocence qu’il y a en moi, je n’aurais que son prénom sur le bout de la langue : Rose. Mais au final, pour dire quoi ? Il me resterait quoi à lui dire hein ? D’aller au Diable probablement. A l’époque où nous nous fréquentions ma pumpkin, tu sais que c’est ce que je lui aurait balancé, avec beaucoup moins de classe évidemment ! Cette rage qui me consumait alors que mes pupilles n’avaient encore que seize printemps faisait de moi un con sans filtre. Que dire, que faire ? Tu mets ta vie entre parenthèses pendant une année et neuf mois pour lui offrir la plus grande des preuves d’amour que tu peux faire. T’y vas jusqu’à y sacrifier ta putain de vie, ton ego, ton frigo, ton compte bancaire, pourquoi ? Pour d’autant plus de rejets et de silence. Je n’ai pas été le meilleur et j’ai commis milles erreurs, clairement, mais je ne pensais pas être un monstre, moi. Mais je ne veux pas commencer par ça, Lou. Je te raconte déjà la fin de mon plus bel amour… et c’est tout ce qui s’est passé avant qui est important, et tout ce que je pensais que ça deviendrait qui était beau – notre vie d’adulte et de vieux… D’un côté je suis heureux que la terre explose, j’ai moins de regrets à me dire que je ne vais pas crever en ayant passé les 2/3 de ma vie avec cette belle que j’ai tant aimé, à nous entre-aider face aux difficultés de la vie, à la voir devenir celle qu’elle voulait devenir, traductrice, horlogère, ou qu’importe tant qu’elle rentrait le soir avec le sourire aux lèvres, c’était tout ce que je voulais. Sans le regret de n’avoir pu voyager avec elle dans le monde entier, avoir vu pleins de choses, discuté avec pleins de gens, fait l’amour dans milles endroits, goûté les saveurs *****, senti milles parfums capiteux, affronter des ciels tempétueux dans les bras l’un de l’autre. Sans le regret de n’avoir pu élever et éduquer du sang, attendu pendant 9 cycles lunaires… Bref, avant que de lui dire adieu par ton prisme ma Lou, il faut juste que tu comprennes tout ce qu’elle était pour moi ! Et si pour chaque personne son histoire d’amour est la plus importante, pour moi c’était juste LA seule chose qui m’a permis de ne pas me faire sauter la cafetière. Alors profitons de ce dernier moment ensemble pour que tu entendes mon ultime histoire et à la fin, je vous dirai, dans une dernière larme, adieu a toutes les deux.

Lire le chapitre X seconde partie

photo pour le projet derrière le soleil