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EP Rose jour #4 – Calme, luxe et volupté…

C’est avec mon morceau préféré de la semaine que l’on termine cette dernière. 

C’est étrange, mais plus on avance dans l’EP, plus j’ai une affection particulière pour les morceaux.

Le titre est, vous l’aurez reconnu, une référence au poème de Baudelaire, invitation au voyage

De Neruda, à Baudelaire, en passant par Rimbaud, Aragon, Blake, la poésie est quelque chose qui m’accompagne un peu tous les jours, car elle tue énormément de ressentiment humain !

Déjà l’ennui : Quand je sais que je vais retrouver un·e ami·e, et qu’il·elle pourrait avoir un potentiel retard, je prends un des recueils de poèmes qui se traine dans la bibliothèque. Je peux ouvrir un recueil à n’importe quelle page et découvrir, ou redécouvrir un texte. Car parfois l’attente n’est pas longue, donc si c’est commencer ou poursuivre la lecture d’un livre ou d’une nouvelle… il faut se remettre dedans, reconnecter les fils, etc… et à peine avons nous le temps de nous immerger de nouveau dans l’histoire qu’un sourire arrive au coin de la rue. Alors qu’un poème ça se pioche, se picore, se rumine parfois. On ne lit pas un recueil de poèmes comme on lit un livre, c’est une expérience complètement différente. 

Et puis ça peut tuer tout le reste. J’ai une forte proportion à la mélancolie et j’avoue que Neruda m’a pas mal aidé cette année. Le recueil les vers du capitaine m’a tenu compagnie pendant pas mal de temps. Et j’en connais plusieurs par coeur.

Le morceau 

L’EP Rose est un peu construit comme un recueil. Si on l’écoute de bout en bout, il y a une chronologie et une histoire, un début et une fin – mais nous pouvons aussi prendre chacun des morceaux indépendamment pour qu’ils racontent eux aussi quelque chose. « Calme luxe et volupté », c’est ce moment où, dans le fatras de la noirceur, on peut trouver un moment de paix. Lorsque j’ai composé ce morceau et l’ai enregistré, la paix je ne la trouvais qu’artificiellement, elle devait être provoquée par la chimie. Puis, avant le mixage, qui a eu lieu plusieurs mois après, je me suis retrouvé au bord de la mer à regarder le coucher de soleil, un verre de bon vin à la main, tout en entendant la chanson « All you need is love » des Beatles. À ce moment, je me suis dit que quand on avait un instant comme celui-ci, de quoi avions-nous besoin de plus… Je ne suis pas très du genre #NEWAGE #FEELGOOD et le reste de ces conneries – mais à cette instant je me suis senti bien pour la première fois depuis des mois. Et si je savais que ça n’allait pas durer, qu’importe. 

 Je pense que le morceau représente bien ce sentiment que nous pouvons tous ressentir parfois. Cette petite bouffée d’oxygène qui permet de pas nous asphyxier, et de replonger pour quelques brasses de plus dans le merdier qui nous attend.

 L’enregistrement

Aux manettes, toujours l’ami Sebastien Lohro derrière la console de mixage et à la co-production ! Car clairement, si j’apporte la structure et le reste, sans son talent les morceaux n’auraient pas vu le jour sous cette forme… Mais on en jasera pour le dernier morceau, la pièce maîtresse de l’EP.

À la batterie, c’est Monsieur Lucas Lagravette, ami d’enfance, qui est venu de Paris me filer un petit coup de main. Nous avons enregistré la batterie en fin d’hiver dernier lors d’une nouvelle séance studio. Après une soirée d’anniversaire arrosée et peu d’heures de sommeil, nous sommes arrivés au Near Deaf Experience un samedi matin, prêts à en découdre. Ce que nous avons fait ! Les batteries mises en place, nous avons soigné le mal par le mal – vin rouge et très bon whisky. Il n’en reste que j’aime beaucoup ce morceau qui est un de mes préférés. C’est même le préféré d’un de mes frangins… et au final si je ne cherche pas à faire des émules, il y a quelques avis qui sont importants ! Et juste un petit mot donne parfois du sens à tout ça et l’envie de continuer.

 Illustration et les petits plus

Voilà pour nous aujourd’hui. Je vous laisse avec cette illustration de bord de mer, avec les traces de notre nous d’avant qui ne s’effacent jamais complètement.

J’ai beaucoup parlé de poésie, que ce soit aujourd’hui, dans les chapitres de DLS (rien que les prénoms parfois évoqués), mais aussi dans les textes annexes qui sont disponibles avec la version papier de DLS… J’en ai aussi écrit, pas mal même. Dans un camping-car en traversant l’Écosse, dans un avion au-dessus de Paris m’amenant au froid, dans un appartement espagnol, dans Hide Park, mais aussi tout simplement dans différents troquets de Rennes ! Mais je pense qu’il serait prétentieux d’appeler ça de la poésie… Quoi qu’il en soit.. DLS c’est aussi mon laboratoire et je n’ai pas envie de les laisser mourir. J’ai donc mis en musique un des poèmes ICI dans la chanson « De Péguy à Inverness » écrite sur les routes écossaises. Et je travaille sur un second poème mais livré sous la forme d’une vidéo ! Vous l’aurez compris, j’évite de donner des dates maintenant, vu que je ne les respecte jamais… mais vous trouverez cet autre poème dans « Il nous restera le sable » (la nouvelle accompagnant les chapitres de Derrière Le Soleil) en attendant que la vidéo sorte…

Bref, c’est tout pour cette semaine, rendez-vous la semaine prochaine pour deux nouveaux morceaux + le dernier chapitre de Derrière Le Soleil

En attendant, retrouvez les jours précédents :

JOUR #1 – VIOLENCE/SILENCE

JOUR #2 – 17 JANVIER

JOUR #3 – CE NE SONT PAS DES ADIEUX

JOUR #4 – CALME, LUXE ET VOLUPTÉ

Bon Week-end, faites attention à vous.