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EP Rose jour #3 – Ce ne sont pas des adieux

And true love waits, In haunted attics, And true love lives, On lollipops and crisps

Ah ! Nous arrivons au premier morceau de cet EP que j’ai enregistré, et qui a aussi servi de Chapitre 4 pour Derrière Le Soleil.
Ce qui fait le fil rouge du livre, c’est l’histoire d’amour entre Antonin et Rose… c’est cette relation et la façon dont elle est présentée qui permet, durant le premier acte, de mettre en place les pièces du puzzle et de commencer à construire une TIMELINE sur les différents chapitres.

Le doute, toujours.

Pour le texte, j’ai souvent hésité à le garder.. Les retours après les écoutes étaient que certains ont adoré avoir de la voix et du texte, et d’autres auraient préféré n’avoir que la musique ! Dans les deux cas je suis partagé.
D’un sens le texte, bien que certains le trouveront cliché, était l’expression parfaite que je voulais donner à Antonin. Pas envie de masquer un texte, un ressenti ou je ne sais pas quoi en multipliant les métaphores poétiques et le tutti. Au moment où Rose quitte Antonin, il n’est rien si ce n’est un menteur pathétique, alors pourquoi lui donner plus de contenance. Parfois je vais écrire et ré-écrire un texte 3, 4, 5, 6, jusqu’à 10 fois, pour en être parfaitement content. Et parfois, comme tous les textes de l’EP, ils ont été écrits une vingtaine de minutes avant d’aller dans la cabine d’enregistrement. Contrairement aux chapitres textuels de Derrière Le Soleil, j’aime que la musique soit parfaitement instinctive. Généralement rien n’est prévu avant d’arriver en studio. Un bout de riff par-ci, un autre par-là, une émotion à retranscrire, ou autre chose. Je ne me souviens pas avoir écrit un morceau complet avant d’arriver, si ce n’est peut-être celui de demain… Je me rappelle être venu pendant 3 jours au studio de Near Deaf Experience pour travailler avec le chef Sebastien Lohro, et mon ami Tiwan était lui aussi présent pour travailler sur son propre projet musical dans la seconde régie où officie monsieur Eric Cervera. J’ai pris une journée pour rester dans la maison qui jouxte le studio en étant persuadé que j’arriverai à composer les deux titres pour les enregistrements… Et effectivement, j’ai fini la journée avec un titre, ou du moins les 70%, ce titre s’appelle Calme, Luxe et Volupté, j’en jaserai demain de celui-là…

Texte ?

Bref, rien n’était vraiment prêt. Mais j’ai décidé de garder le texte, malgré parfois ses faiblesses car rien n’est parfait. Sans vouloir faire le philosophe à deux balles, rien n’est parfait et c’est comme ça. Les gens que j’aime, c’est aussi pour leurs défauts. C’est souvent ça qui me fait les aimer : leur maladresse, le fait d’être sans filtre jusqu’à causer des situations particulières, la naïveté qui fait qu’ils voient toujours le bon côté des choses, etc. Même si parfois ce sont ces défauts qui font que ça va mal se finir, je fonce toujours dans le tas.
Dans ce cas ci, bien que l’histoire soit compliquée, c’est surtout la versatilité et la peur qui font que leur histoire se termine mal. La simplicité du texte et ce côté « déjà-vu » sont importants ! Tout le monde pense que son histoire d’amour est mieux que celle de l’autre et que les autres peuvent pas comprendre que ça puisse être parfois douloureux. Et pourtant quelque chose de simple peut changer notre vision de la vie. Sans rentrer dans les détails car j’ai déjà l’impression de l’avoir trop fait, ce texte, la raison de son existence, sa réalisation, ça forme un tout. Et il était important de ne pas s’auto-censurer par peur de la vision des gens. Derrière Le Soleil, c’est un coeur ouvert pour la première fois, et « Ce ne sont pas des adieux » est le début de tout ça.

Sans texte ?

Mais il est vrai que la voix cache certaines subtilités de la composition ! Les rondeurs de la guitare Baryton, les nappes de fond produites par le frottement des cordes de ma gratte avec un archer, les harmonies de voix perdues dans la reverbe… Bref. Un morceau c’est un tout, mais je proposerai un peu plus tard la version instrumentale de ce morceau… avec un petit bonus.

Au début le titre ne devait pas s’appeler comme ça et avoir un ton beaucoup plus pessimiste. Mais je pense que c’est important de garder un peu d’espoir avant que de ne le tuer complètement. Dans le texte Rose dit que ce n’est pas un adieu, qu’il faut juste du temps. Si vous avez lu les chapitres, vous savez qu’en fait ce n’est pas exactement ça. Mais c’est le peu d’espoir qui garde Antonin dans le mouvement durant tout le premier acte. Je ne vous dirai pas comment tout cela se termine pour vous laisser découvrir ça la semaine prochaine dans le dernier chapitre de Derrière Le Soleil.

L’illustration

D’ici là, je vous laisse avec l’illustration du jour… Je pourrais aussi la commenter dans un long paragraphe, mais je pense que tout est assez parlant et je suis fatigué.

True Love Waits est le titre d’une chanson de Radiohead. Ce qui est drôle, c’est que bien qu’il m’est arrivé d’écouter ce morceau à plusieurs reprises, c’est hier  que j’ai compris le sens de la phrase « And wash your swollen feet ».. Voilà rien neuf derrière le soleil sinon.

A demain